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Votre fournisseur de matières premières pour la fabrication de savons et cosmétiques artisanaux !

Nous vous offrons une diversité de produits allant du contenant aux beurres végétaux, cires, huiles essentielles et bien d'autres. 

 

Des cours et ateliers de qualité vous sont dispensés durant toute l'année et ce, par des passionnés de savons et cosmétiques. 

Prenez le temps de faire le tour de notre boutique.  Vous y découvrirez la passion des cosmétiques maison !

 

 

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technique

A
Acide laurique : Agent nettoyant, émulsifiant, tensioactif. Origine : Animale / Végétale.  CAS no. 143-07-7.
Acide pentétique : Agent de chélation.  Origine : Synthétique.  CAS no. 140-01-2.
Agent de chélation : Réagit et forme des complexes avec des ions métalliques susceptibles d'affecter la stabilité et/ou l'aspect des produits cosmétiques.
Agent émulsifiant : Les composés émulsifiants sont des molécules dites amphiphiles, c'est-à-dire qu'ils possèdent deux parties de polarité différente, l'une lipophile (qui retient les matièéres grasses) et l'autre hydrophile (qui est miscible dans l'eau).  Ainsi, un agent émulsifiant favorisera le mélange de liquides à la base non miscible tels que l'huile et l'eau.
Agent masquant : Réduit ou masque l'odeur de base d'un produit.

Argile : L'argile est une roche sédimentaire provenant de la désagrégation de roches silicatées (mica, feldspath, gneiss ou schistes). Les fines particules arrachées sont transportées par le vent et l'eau sous forme de limon ou de vase. Elles finissent par se déposer, se déshydrater et se compacter, pour ainsi former la roche argileuse. On récolte léargile de manière mécanique puis on la fait sècher au soleil et on la pulvérise pour obtenir le produit final. La classification des argiles se fait entre autre en fonction de léempilement de leurs feuillets et de leur charge ionique. On obtient alors plusieurs grandes familles : Kaolinite, Montmorillonite, Vermiculite, Illite, etc.

B
 
C
Chlorure de sodium : Liant, agent de contrôle de la viscosité, agent masquant.  Origine : Minérale / Synthétique.  CAS no. 7647-14-5.
 
D
 
E
émollient : Produit qui adoucit et assouplit la peau.
Entraînement à la vapeur : Dans un alambic, lors du processus de distillation, les composés aromatiques des matières premières distillées sont entraînés par la vapeur d'eau, qui est alors condensée et récupérée dans un décanteur.  Le distillat obtenu se compose d'huile essentielle et d'hydrolat.
F
Filmogène : Qui produit un film continu sur la peau, les cheveux et les ongles.
G
 
H
Humectant : Maintient la teneur en eau d'un cosmétique dans son emballage et sur la peau.
I
 
J
 
K
 
L
Laurate de sodium : Agent nettoyant, émulsifiant et tensioactif.  Origine : Végétale / Synthétique.  CAS no. 629-25-4.
Laureth sulfate de sodium :Tensioactif, agent nettoyant, moussant et émulsifiant.  Origine : Synthétique / Végétale.  CAS no.3088-31-1 / 9004-82-4 / 68891-38-3 / 1335-72-4 / 68585-34-2 / 91648-56-5.

Né CTFA : 2873

Laurylsulfate de sodium : Agent nettoyant, émulsifiant, moussant, tensioactif.  Origine : Synthétique / Végétale.  CAS no. 151-21-3.
M
Mica : Les micas sont d'origine minérale.  Il s'agit d'une famille de minéraux faisant partie du groupe des silicates.  Ils sont formés principalement de silicate d'aluminium et de potassium.  On les retrouve dans les roches éruptives et métamorphiques.  Ils sont idéals pour la fabrication de produits de maquillage dû à leur effet nâcré. 
 
N
 
O
 
P
Propylène glycol : Agent humectant, d'entretien de la peau et de contrôle de la viscosité.
Q
 
R
 
S
Sorbitol : Le sorbitol tient son nom du sorbier dont les fruits en contiennent beaucoup.  Il s'agit d'un polyol (ou sucre-alcool) naturel pouvant être utilisé comme édulcorant dans l'alimentation mais aussi comme humectant et stabilisant dans les cosmétiques.  Origine : Végétale / Synthétique.  CAS no. 50-70-4.
Stéarate de sodium : Agent émulsifiant et tensioactif.  Origine : Animale / Synthétique.  CAS no. 822-16-2.
T
Tensioactif : Ingrédient qui réduit la tension de surface et favorise une répartition uniforme du produit lors de son utilisation.
Tétrasodium étidronate : Agent de chélation, stabilisateur d'émulsion et agent de contrôle de la viscosité.  Origine : Synthétique.  CAS no. 3794-83-0.
U
 
V
 
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Z

RÉFÉRENCES :

L'observatoire des cosmétiques : http://www.observatoiredescosmetiques.com

Les origines de l'aromathérapie

Dans l'histoire de la médecine, au moins jusqu'au XVIe siécle, l'histoire de l'aromathérapie se confond en grande partie avec celle de la phytothérapie. Les plantes, dans leur ensemble, constituaient la base de la pharmacopée des civilisations antiques.

Si l'on retrouve les traces de méthodes de distillation ou d'extraction, en Chine ou en Inde, datant de plusieurs millénaires, c'est en égypte que leur utilisation a été avérée. En Gréce, les écrits de Dioscoride font référence é l'utilisation d'extraits aromatiques. Les Romains les utilisérent aussi sous forme d'onguents gras.

On attribue au médecin alchimiste arabe Jabir Ibn Hayyan l'invention, au Xe siécle, de l'alambic. Les procédés d'extractions s'améliorérent par la suite, les pharmacopées les utilisant surtout aprés le XVIe siécle. C'est é partir du XIXe siécle, que l'on commenéa é isoler et classifier les principes actifs des molécules odoriférantes ce qui permit leur utilisation spécifique.

L'école française du XXe siécle

En 1910, le chimiste René-Maurice Gattefossé (1881-1950) qui faisait des recherches en parfumerie, se bréla griévement les mains, lors d'une explosion de laboratoire. Trés gravement brélé, et soigné selon les moyens de la médecine contemporaine, il fut rapidement atteint de gangréne gazeuse. En dernier recours, retirant ses bandages, il appliqua sur ses plaies infectées de l'huile essentielle de lavande. Selon la légende, les résultats furent stupéfiants, et confirmérent son intuition : l'essence de lavande possédait de réelles propriétés antiseptiques et cicatrisantes2. Dés lors, il consacra une partie de ses recherches aux propriétés des huiles essentielles.

Il est é l'origine du néologisme "aromathérapie", devenu peu aprés un mot courant.

Dans les années 1960, le docteur Jean Valnet (1920-1995) reprit les travaux de Gattefossé et publia des ouvrages de référence (Aromathérapie, Traitement des maladies par les essences des plantes, 1964). Ils sont tous les deux considérés comme les péres de l'aromathérapie moderne.

Par la suite, Pierre Franchomme, avec la notion de chémotype contribua é améliorer l'identification des principes actifs dans les extraits utilisés.

é la fin du XXe siécle, au méme titre que l'ensemble de la pharmacognosie, l'aromathérapie bénéficia de l'avancée des méthodes d'analyses, en particulier de la chromatographie. La distinction précise des composés aromatiques permit é la médecine de mieux appréhender leurs mécanismes d'action, et d'affiner leur prescription.

Généralités

L'aromathérapie est pratiquement toujours associée é la phytothérapie, dans l'arsenal thérapeutique, le terme phyto-aromathérapie est d'ailleurs employé par les spécialistes.

Le terme d'aromathérapie recouvre des pratiques médicales trés variées utilisant les huiles essentielles par exemple sous forme d'onction (dissolution dans une huile), de créme ou de lotion (émulsion huile dans l'eau) pour l'usage externe. La dispersion dans du miel ou dans de l'huile alimentaire ou simplement sur un sucre est habituelle pour l'administration par la voie orale. La mise en gélules peut étre aussi réalisée. Les aérosols obtenus par nébulisation des huiles essentielles sont plus rarement utilisés, mais la dispersion dans l'atmosphére d'une piéce obtenue gréce é l'utilisation de diffuseurs spéciaux est trés répandue. L'emploi de suppositoires est trés utile pour certaines applications thérapeutiques, mais est généralement réservée au corps médical.

Les huiles essentielles sont des substances trés coéteuses et trés recherchées. Elles sont donc trés souvent frelatées par adjonction d'huiles de mauvaise qualité ou par l'adjonction de produits de synthése bien moins onéreux. L'huile essentielle d'eucalyptus contient plusieurs dizaines de substances. Alors on vend de l'eucalyptol de synthése (1,8 cinéol) qui coéte dix fois moins que l'huile essentielle d'eucalyptus. Les huiles essentielles se dégradent vite si elles sont mal conservées (lumiére, oxygéne de l'air, température). Se procurer des huiles essentielles et s'assurer de leur qualité est un métier complexe qui demande beaucoup d'expérience. En France, comme dans la plupart des pays européens, ni la vente des huiles essentielles, ni la pratique de l'aromathérapie ne sont réglementées. Il est donc trés important de se procurer des huiles essentielles de qualité garantie et de s'adresser é des personnes qualifiées en aromathérapie.

Les usages les plus courants des huiles essentielles sont :

l'automédication de confort, le calme et la relaxation (bains, massages, cosmétiques) et la préparation é l'endormissement;

une des composantes des médecines traditionnelles et de la naturopathie, (Ayurveda, etc.)

une utilisation aromatique en psychologie

en médecine

la désinfection et la cicatrisation des plaies ou le traitement de traumatismes (brélures, ...);

la complémententation é un traitement médical chronique ;

la dermatologie et la cosmétique dermatologique

le choix thérapeutique fait par un thérapeute qualifié aromathérapeute médecin, pharmacien, ou naturopathe (école franéaise, Valnet, Franchomme, Baudoux)

En aromathérapie on exclut toujours des traitements é base d'huiles essentielles pour les trés jeunes enfants (immaturité enzymatique du nourrisson), pour les femmes enceintes (surtout au cours des trois premiers mois lorsque les tissus sont en formation), pour les personnes allergiques (asthmatiques, ...), pour les animaux comme les chiens et les chats (absence de certains systémes enzymatiques de métabolisation) et toujours sans l'avis d'un professionnel averti.

Certaines huiles essentielles sont trés bien tolérées pures sur la peau, mais elles sont l'exception. Certaines huiles essentielles sont dermocaustiques, c'est-é-dire qu'elles irritent ou altérent la peau. La plupart des huiles essentielles nécessitent d'étre diluées au 1/5 (concentration maximum) le plus souvent au 1/10 voire au 1/20 ou au 1/100 (concentration minimum) c'est-é-dire de 20%, 10%, 5% ou 1% V/V ou W/W dans une huile végétale (amande douce, d'avocat, d'argan, de macadamia etc.) Certaines huiles essentielles se potentialisent mutuellement et sont donc plus efficaces en association. Les formules associant différentes huiles essentielles dans certaines indications, telles celles reprises dans la littérature spécialisée ont donc un sens.

Si les activités antibactériennes et anti-infectieuses des huiles essentielles sont aujourd'hui scientifiquement démontrées, d'autres activités pharmacologiques font encore l'objet de recherches.

Indications thérapeutiques

Les propriétés des huiles essentielles sont multiples :

anti-infectieuses : antibactériennes (dues au carvacrol, au thymol, é l'eugénol, é l'aldéhyde cinnamique, aux monoterpénols, etc.), antimycotiques (dues aux alcools et aux lactones sesquiterpéniques), antivirales (dues aux monoterpénols, monoterpénals, etc.), antiparasitaires (dues aux phénols, é l'ascaridole, etc.), insectifuges et insecticides (citronnelle de Ceylan, camphre du camphrier du Japon, etc.)

anti-inflammatoires (dues aux aldéhydes, au chamazuléne, etc.)

anticatarrhales : expectorantes (dues au 1,8-cinéol), mucolytiques (dues aux molécules cétoniques et aux lactones)

anti-histaminiques

antispasmodiques (dues aux éthers et aux esters)

antalgiques, analgésiques et anesthésiques

calmantes, hypnotiques et anxiolytiques

propriétés endocrinorégulatrices : comme les éstrogénes, comme la cortisone, etc.

propriétés vasculotropes et hémotropes : hyperémiantes, phlébotoniques, lymphotoniques, anticoagulantes (dues aux coumarines) et fibrinolytiques, antihématomes (HE d'hélichryse italienne), hémostatiques, hypotensives

propriétés digestives : eupeptiques, carminatives, cholagogues et cholérétiques (dues é la menthone, la carvone et la verbénone)

antitoxiques

antivenimeuses

antirhumatismales

stimulantes ou apaisantes

aphrodisiaques

etc.

La composition chimique (chémotype) des huiles essentielles varie en fonction du pays de récolte, de l'altitude, de l'ensoleillement, des conditions de récolte, de la qualité de la distillation, de l'entreposage : ces facteurs peuvent modifier leurs propriétés.

Effets secondaires des huiles essentielles

Les huiles essentielles (HE) sont des molécules actives, elles peuvent avoir des effets secondaires graves. Il est important de respecter la posologie et la durée de la prise.

Citons 5 :

propriétés vésicantes et nécrosantes

propriétés allergisantes ou hypersensibilisantes

propriétés photosensibilisantes (par exemple dues aux furocoumarines). Celles-ci sont présentes dans toutes les essences extraites du zeste des citrus : citron, mandarine, bergamote... Toutefois, é cause du poids moléculaire des furocoumarines responsables des effets phototoxiques et photosensibilisants, les essences distillées n'en contiennent pas et ne comportent pas ce risque. En effet, bien que la plupart de ces essences soient extraites par expression é froid, et contiennent des furocoumarines (bergapténe, etc.), il est possible d'obtenir ces mémes essences distillées, et donc sans danger pour la peau.

propriétés neurotoxiques (par exemple dues aux cétones)

propriétés néphrotoxiques (par exemple dues aux terpénes majoritaires dans l'essence de térébenthine, rameaux de genévriers, etc.)

propriétés hépatotoxiques (par exemple dues aux phénols pris pendant un temps trop long, ou é doses massives)

etc.

Les accidents plus ou moins graves qui se sont multipliés ces derniéres années avec la vulgarisation grandissante des huiles essentielles ont posé le probléme de la formation du public qui peut se procurer ces substances en vente libre et directe. Si certaines huiles comme la lavande ou le tea tree présentent un seuil de toxicité relativement élevé, d'autres peuvent contenir des substances neurotoxiques ou abortives dés les premiers niveaux de surdosage.

Les huiles essentielles suivantes sont toxiques, le non-spécialiste ne devrait pas les utiliser6.

amande amére (Prunus amygdalus)

anis vert (Pimpinella anisum)

arnica (Arnica montana)

bouleau jaune (Betula lenta)

camphre (Cinnamomum camphora)

estragon (Artemisia dracunculus)

gaulthérie (Gaultheria procumbens)

menthe pouliot (Mentha pulegium)

moutarde (Brassica nigra)

origan (Origanum vulgare)

sauge officinale (Salvia officinalis)

thuya (Thuja occidentalis)

Les huiles essentielles traversent le placenta, ou sont transmises par le lait maternel.

Méthodes d'administration des huiles essentielles

Bénéficiant d'une haute diffusibilité (composés volatils et lipophiles), les huiles essentielles peuvent étre employées de cinq maniéres différentes, en fonction de leur nature, de leur dosage et de l'effet recherché.

La diffusion atmosphérique : C'est l'utilisation la plus facile, mais il faut utiliser uniquement un diffuseur adapté, soit qui permet une micro diffusion, ou un diffuseur dont la température de diffusion est située entre 35 et 60éc maxi. Eviter le bréle-parfum la température obtenue peut-étre supérieur é 100éc, cette température accélére l'oxydation et altére les propriétés des huiles essentielles. Il ne faut pas laisser le diffuseur atmosphérique actif en permanence: environ dix minutes par heure, sont suffisantes. Mais, il faut savoir que la diffusion peut étre contre-indiquée pour les personnes souffrant d'allergies respiratoires (asthme).

L'inhalation : il suffit d'ajouter quelques gouttes d'HE é un bol d'eau chaude (non bouillante) et d'en respirer les vapeurs, une serviette sur la téte. Une inhalation séche est aussi possible en déposant quelques gouttes sur un mouchoir propre que l'on respirera profondément.

La voie transcutanée (massages ou bains): Peu d'huiles peuvent étre appliquées pures sur la peau. Certaines huiles essentielles étant particuliérement agressives, car trés riches en phénols, il est indispensable de les diluer dans une huile végétale. Pour le bain, les HE, n'étant pas hydrosolubles, elles doivent étre utilisées avec un dispersant spécifique (lait, éuf, alcool...).

La voie orale : si ce mode d'utilisation peut étre le plus efficace, il est en revanche potentiellement dangereux car nombre d'huiles essentielles sont toxiques, notamment celles riches en cétones et en lactones. D'autres, riches en phénols sont hépatotoxiques et doivent étre prises avec des HE hépatoprotectrices et sur du court terme. C'est la voie la plus indiquée pour un "drainage hépatique".

La voie rectale : (suppositoires) c'est la voie de préférence pour les enfants et les nourrissons ou les personnes fragiles des muqueuses digestives. Elle a un autre avantage sur la voie digestive, la résorption par les veines anales permettent un contournement du foie. Elle permet donc d'avoir un taux plasmatique intéressant alors que la voie digestive écréte les huiles essentielles par effet de premier passage hépatique. Cependant, les personnes souffrant d'hémorroédes ou de diverticules inflammés peuvent avoir des difficultés avec l'administration des huiles essentielles par voie rectale.

Recherches médicales sur l'utilisation des huiles essentielles

é ce jour, plusieurs études médicales concernant les huiles essentielles ont été publiées, et leurs conclusions sont trés variables. Plusieurs domaines d'application ont été étudiés: propriétés antiseptiques, antinauséeuses, amélioration du confort du patient, etc7.

Aromathérapie moléculaire

Si l'on s'éloigne quelque peu de la conception classique du terme aromathérapie, les extraits aromatiques de plantes sont trés étudiés en pharmacognosie moderne. La recherche de nouvelles molécules thérapeutiques, la synthése de molécules existantes, ou la limitation des effets secondaires font que l'on retrouve de nombreuses molécules aromatiques dans les médicaments. La découverte du paclitaxel (Taxol) extrait de l'écorce de l'if en est un bon exemple. Il est devenu un des médicaments de base dans le traitement du cancer du sein.

Les Sumériens ne semblent pas le connaître trois millénaires avant notre ère. Un millénaire plus tard, des textes décrivent la saponification. Un millénaire avant notre ère, les Phéniciens exportent le savon et le fabriquent à partir d'huile d'olive et de soude végétale, comme deux millénaires plus tard en Syrie, en Grèce ou à Marseille. Ce savon est particulièrement réputé pour ses propriétés désinfectantes, dues principalement à l'usage de cendres de laurier dans sa fabrication.

Le savon est, selon Pline, une invention gauloise qui décrit savons durs et savons mous. Le latin sapo, laisse un génitif saponis. Sous forme de l'accusatif saponem, il a donné le français savon. Le vieux-germanique Seipu a laissé Seife en allemand.

Substance lavante et nettoyante connue en Europe occidentale depuis l'époque gauloise, il est fabriqué en quantité é partir de cendres alcalines ou potassiques (cendres de hêtre, de l'herbe à savon), de suif, de saindoux de sanglier ou d'huiles excédentaires non comestibles. Il sert surtout, appliqué comme onguent sur les chevelures d'après la littérature latine, de shampooing ou de gel colorant à l'usage les longs cheveux en "rouge" (en fait chevelure blonde tirant vers le roux)2. À côté de la toilette des mains et du visage, il faut retenir l'emploi de substances de toilettes complexes à base de suc de plantes, de savons mêlés de substances adoucissantes ou grasses, tel le beurre ou la glycérine, mélange de moins en moins agressif ou de plus en plus protecteur appliqué de la pointe à la racine des cheveux.

L'odeur d'eau savonnée et d'acide butyrique, lorsque le beurre a ranci, était barbare aux nez romanisés du Haut-Empire et même du Bas-Empire. Grecs et Romains se débarrassent des poussières du stade ou des taches en raclant une strille sur leur corps huilé, avant la régénération par les massages et l'eau des thermes, aux bains successifs chaud, tiède et froid.

Gallipoli, ville portuaire sur la mer Ionienne dans le sud de l'Italie, a probablement été l'origine du savon de Marseille. Grâce à ses nombreuses oliveraies et à ses multiples pressoirs souterrains (frantoi ipogei), le Salento commercialise dans toute l'Europe une huile d'excellente qualité, destinée principalement à l'éclairage des villes et des fabriques textiles, mais aussi à un usage alimentaire. L'idée d'ajouter de la soude aux restes des olives qui venaient d'être pressées une premiére fois permit aux habitants de Gallipoli de fabriquer des savons blancs et de diversifier durablement leurs activités.

Au IXe siècle de notre ère, Marseille saponifie déjà son huile d'olive et produit de façon saisonnière son savon. Au XVe siècle, la région phocéenne semble un centre de production limité é la ressource locale. La soude marine qui désigne un carbonate de sodium plus ou moins pur provient des cendres obtenues par la combustion de plantes comme la salicorne.

La première grande fabrique française de savons fut fondée à Toulon vers 1430, un certain Palmier, industriel de Grasse, étant appelé par les syndics de l'époque à installer sa manufacture au nord de la place du Portalet (aujourd'hui la place Gambetta). La communauté toulonnaise s'engagea même pour mieux l'appâter à lui verser huit florins par an et à lui payer son loyer.

De huit savonneries en 1600, le nombre passa à vingt en 1650. Le commerce du savon à Toulon fut si prospère que les archives ont enregistré jusqu'à plus de 60 000 quintaux de savons produits et exportés par an. Mais Colbert proclama la franchise du port de Marseille en 1669, taxant par ailleurs toutes les marchandises qui entraient ou sortaient du port de Toulon, donnant l'avantage économique aux Marseillais et signant la perte du monopole de la fabrication du savon par Toulon et la disparition une à une de ses savonneries.

Après 1750, la fabrication de savon à Marseille devient industrielle, tant par les volumes que par les procédés normalisés. En 1791, le procédé proposé à l'Académie des Sciences par Nicolas Leblanc permet d'obtenir de la soude à partir du sel d'eau de mer, de chaux et de charbon.

En 1823, le chimiste français Eugène Chevreul explique la réaction de saponification. Ses expériences menées dès la Restauration lui ont permis de démontrer la structure générique des corps gras, combinaison chimique entre le glycérol, déjé reconnu par Scheele, et trois acides gras. Il est le premier é découvrir et affirmer que les savons sont des sels métalliques d'acides gras, et non pas des acides gras comme le croient alors les chimistes . Au XIXe siécle, des huiles de coprah et de palme importées é moindre coût d'outre-mer servent à la fabrication des savons. Le procédé d'Ernest Solvay réalise la synthèse industrielle du carbonate de sodium dès 1865, qui évince rapidement l'ancien procédé Leblanc, trop onéreux. Le savon devient un produit de consommation courante, apparaît dans les maisons bourgeoises et complète la panoplie des femmes de ménage, s'activant en semaine dans les nombreux et récents lavoirs communaux. Sans rival avant 1907, il sert au blanchissage du linge, au dégraissage de draps et des laines.

Début XXe siècle, l'hydrogénation des corps gras accroît le nombre et la variété des savons. Entre 1920 et 1930, alors que Marseille reste le principal centre de fabrication du savon en France, la concurrence survient avec les détergents synthétiques ou agents tensioactifs. Ces agents lavants sont utilisés encore aujourd'hui dans les shampooings, les gels douches et les  savons sans savon .

 

(Source: Wikipedia)

Pourquoi faire soi-même son savon alors qu'on peut s'en procurer à l'épicerie ou à la pharmacie ?

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